Boneso by Pica — la mémoire en héritage
Une série de rencontres menée par le photographe Ali Ahmed Mahamoud (chef de projet : Houssam Ismael Soilihi). Son objet : le photoreportage — cet exercice encore méconnu qui fait de l’image un récit. Et son point de départ : l’histoire oubliée de la photographie comorienne.
Léon Humblot, le « Sultan blanc »
Botaniste devenu administrateur, il apporte le premier appareil photo aux Comores et livre les premières images du territoire.
Charles-Henri Pobéguin
L’administrateur colonial livre tout un pan de l’histoire des Comores à travers ses photographies — une source inestimable, encore peu exploitée.
Mbaraka Sidi, le pionnier
Initié par son frère, il découvre la photo au contact des colons français puis crée le studio Mbaraka Mafoto — le premier studio photo professionnel détenu par un Comorien. Il photographiera son époque pendant un demi-siècle : le premier photoreporter des Comores.
Disparition d’un géant
Mbaraka Sidi s’éteint. Avec son contemporain Boina Mafoto, il laisse une œuvre qui pose encore la question de la patrimonialisation : que fait-on de la mémoire photographique comorienne ?
Boneso by Pica
Seaview Artwork répond : des rencontres pour promouvoir le photoreportage, inciter les jeunes à se lancer — et proposer une autre lecture de la photographie.
Boneso n°1 — « Medina Story »
Le photoreporter Farouk Djamily présente son reportage Medina Story, réalisé avec le soutien du SCAC. Modératrice : Latifa Mchinda. Jardin Dhow / CCAC Mavuna, 19h.
Boneso n°2 — « Un rien, peut choyer un enfant ! »
Le photographe Pelé Toybou présente sa série. Modérateur : Farouk Djamily. Au Jardin Dhow, 20h.
La mémoire photographique comorienne mérite un musée.
C’est l’un de nos combats — aux côtés de Medina Wiratha et de l’Iconothèque de l’océan Indien. Boneso by Pica en est une étape, pas une destination.
